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Le lyrisme spirituel transcendants en solo d’Elïna Garança dans le grand oratorio « PANIS ANGELICUS ».

Posted in Magouille by Dietrich13 on 6 mars 2018

Le lyrisme spirituel transcendants en solo d’Elïna Garança dans le grand oratorio « PANIS ANGELICUS » de César Frank.

Concert de l’Advent, (les quatre semaines ou dimanches avant Noël), dans la Frauenkirche (l’Église des Femmes) de Dresde en 2008. Chef d’orchestre Christoph Eschenbach avec la Staatskapelle de Dresde, Allemagne.

C’est un vrai bijou d’hymne du liturgique écrit en quatre strophes en latin par Saint Tomas d’Aquin (*), pour la fête du corps de Christ. En admirable diva, Elïna Garanča ne chante cependant que les deux premières strophes par des captivantes répétions des vocables :

« Panis angelicus, – fit panis hominum; – Dat panis coelicus, figuris terminum :

-O res mirabilis ! -manducat Dominum, -Pauper, servus, et humilis ».

{Traduit en français « Le pain des anges, – Devient le pain des hommes, – Le pain du ciel met, – Un terme aux symboles. – Ô chose admirable ! – Il se nourrit de son Seigneur, – Le pauvre, le serviteur, le petit. – Dieu Trinité ».}

L’hymne a été arrangé jadis pour solo ténor par César Frank, inséré dans une messe à trois voix. Si la mélodie de base est relativement simple, fluide, lente, située dans le médium de la tessiture vocale, une extraordinaire magie de la sublimation en grand oratorio est obtenue par des magnifiques raffinements des modulations et variations orchestrales et vocales. De ce chef-d’œuvre de la musique liturgique, la puissance séductrice des raffinements de sa voix incantatoire hissait la divine mezzo-soprano lettonne Elïna Garanča au Zénith de la gloire du lyrisme spirituel ; lui a apporté le prix bien mérité des chants sacrées.

Admirablement drapée d’une merveilleuse parure d’apparat en rouge éclatant, sonElïna Garanča Panis Angelicus César Frank
visage souriant aux délicats traits de l’ange blond, ‑ miraculeux descendu du Ciel ‑, son splendide allure est mise en relief sur la plateforme surélevée du sanctuaire de l’église.

Devant les excellents instrumentalistes de l’orchestre placées en retrait, la seule apparence stylisée de l’angélique Elïna Garanča, ses prunelles des saphirs bleu hypnotisantes, suscite déjà l’admiration des auditeurs les plus exigeants.

Son chant soliste d’une extraordinaire grâce spirituelle est préludée par les sonorités des lentes harmonies d’un touchant pathétique, de la polyphonie recherchée des harmonies longues des notes tenues des cordes et instruments à vent, évocatrices de l’atmosphère du sacré.

À la ligne vocale finale de la polyphonie évanescente, comme d’une source pure des miracles, sourdaient alors les notes perlées de la délicate gorge d’Elïna Garanča, le brio de son parfait phrasé mélodieux : des couleurs tonales d’infinis nuances, verbe par verbe, des lentes notes liées en lignes sinueuses du plus élevé de sa beauté.

Sur un fond liturgique de l’orchestres, des interludes des flûtes, avec la virtuosité au sommet de la perfection d’Elïna Garanča, des émouvantes emphases syllabiques de sa tessiture médiane mezzo-soprano bien meublée, sont ondulées des répétitions des fluides passages dans la clarté résonnante d’un soprano d’un délectable raffinement vocale.

Le poignant hymne est finalisé par des effets sonores des harmonies célestes les plus éthérés du timbre captivant et mouvant de sa voix polie, accentuées des flutes et cors. En virtuose de son exquise vocalisation veloutée et tendre, la captivante Elïna Garanča achève l’air par le délectable raffinement de l’étirement tonal sur le vocable « humilis ». Avec l’harmonie déclinante d’orchestre et des espacements des notes pinces de la harpe, ces sonorités liturgiques pleines de ferveur suscitent chez l’auditeur des sensations frissonnantes les plus exquises.

Dans cet inoubliable grand oratorio, par l’enchantement de la puissance séductrice des raffinements de sa merveilleuse voix, la divine Elïna Garanča me transfigurait en son admirateur passionné, m’a mis d’humeur à écrire des proses à son adoration pour finir de former avec elle une périlleuse association historique sur « l’Échiquier du Diable ». Associés, seront-nous en mesure de faire changer le cours de l’histoire de la fatalité de la conflagration apocalyptique exaltée par les opéras prophétiques du compositeur nazi Richard Wagner ?

(*) Tomas Saint Aquin, docteur de l’Église, (1225-1274) est pour l’histoire le plus remarquable des Saints érudits. En brisant des dogmes morbides de l’Église médiévale, ce sage a amorcé un changement important du cours de l’Histoire.

[Deux strophes suivants en latin non chanté de l’hymen dans cette représentation : « – Te trina Deitas,- unaque poscimus: – Sic nos tu visita, – sicut te colimus; -Per tuas semitas, -duc nos quo tendimus, -Ad lucem quam inhabitas. – Amen ».

Traduit en français : – En Un, nous te le demandons, – Daigne par ta visite, – Répondre à nos hommages. – Par tes voies, conduis-nous, – Au but où nous tendons, – À la lumière où tu demeures. – Ainsi soit-il »].

En adorateur enchanté, Peter, le ‘Cavalier de Prose’ d’Elïna Garanča, infiniment reconnaissant à son providentiel Ange salvateur. https://youtu.be/5U9gIr5aIyU.

 

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