Légitime défense politique.

La superbe diva Elina Garança impose en pantalon dans l’opéra « La Clémence de Titus ».

Posted in Magouille by Dietrich13 on 18 mai 2018

Calendrier des Représentations 2018 19

 Vendredi 18 mai 2018. Je suis contraint de publier un travail un peu bâclé et inachevé de la partie musicale de ma dissertation que je comptais terminer dans une quinzaine de jours seulement. Durant mes travaux « dirigées », mais aussi espionnés, connus en détails par les parties adverses menacées, j’ai reçu sur mon ordinateur des signaux très très forts sur une nouvelle tentative d’assassinat déjoué de  justesse par la police parisienne avec la saisi des écorces de ricine chez les terroristes.

Connue depuis la haute antiquité, même des apprentis-sorciers par leurs ustensiles de cuisine arrivent à produire le poison le plus sournois pour des discrètes assassinats individuels. Avec les matières saisis par la police, il n’était plus question de quelques heures de leur application ciblée. La victime frappée, au début par perte du tonus intellectuel, ne se rende même pas compte de l’empoisonnement qui évolue vers la mort par une très lente cachexie.

Avec mon meilleur entrainement du close combat, ‑ ni même un policer ‑, est en mesure de me protéger de l’empoisonnement par une insignifiante blessure infligée en toute innocence par un enfant dans le transport public ou dans le supermarché. Et comme le produit saisi est facile à se procurer…

Par mesure de précaution, j’ai achevé ma prose sur la partie de l’opéra, en supprimant des passages. Il serait vraiment trop dommage pour l’humanité menacée de la priver de mes rectifications congrues de l’histoire et de la jurisprudence truqués par des illustrissimes faussaires intéressés.


 La superbe diva Elina Garança impose en pantalon dans l’opéra « La Clémence de Titus ».

Opéra représenté le 13 novembre 2012 à l’Opéra métropolitaine de New York et peut être écouté en intégral sur son site Web. Analyse par le musicologue Gérard Condé : www.asopera.com.

GUISEPPE FILIANOTI. Titus Vespasianus, empereur romain, ténor.

BARBARA FRITTOLI. Vitellia, fille de l’empereur Vitellius, soprano.

LUCY CROWE. Servilia, sœur de Sextus, amoureuse d’Annius, soprano.

ELINA GARANČA. Sextus, ami de Titus, amoureux de Vitellia, mezzo-soprano.

KATE LINDESY. Annius, ami de Sextus, amoureux de Servilia, mezzo-soprano.

OREN GRADUS. Publius, capitaine de la garde prétorienne, basse.

Chœur des Sénateurs, Ambassadeurs des provinces soumises, Prétoriens, Licteurs, Patriciens, Gens de la plèbe.

HARRY BICKET. Chef d’orchestre

L’opéra de Mozart se place dans l’Empire romaine antique dans les années après la succession rapides des règnes des empereurs éphémères assassinés, des fous tels que Caligula et Néron. Depuis le coup d’État contre la République par le général Jules César (~ 50), un « paranoïaque » (penser de travers) prétendant de descendre par ses nobles ancêtres de la divinité Venus, la république Romaine des nobles Patriciens s’est transformée en théocratie païenne totalitaire en imitation du régime des pharaons d’Égypte, si bien que Caligula alla jusqu’à se prendre en « Roi et Dieu », se faisait adorer par ses sujets comme le « Nouveau Soleil ».

L’aventure militaire de César, ‑ assassiné en Consul par ses lieutenants conjurés ­‑, et l’intronisation de son petit neveu Octave en empereur Auguste (~ 40), après la haute trahison du général Napoléon Bonaparte, empereur en 1804, imité en 1852 par la haute trahison de son neveu en empereur Napoléon III, « le Mal français » a sans doute aussi contaminé notre noble âme, le ministre d’État Valéry Giscard d’Estaing.

Son père Edmond Giscard (la Joie), haute fonctionnaire du ministère des Finances, s’est enrichi sans vergogne par des détournements massifs des fonds, de sa collaboration aux crimes contre l’humanité de la traditionnelle conjuration contre la république, poursuivie du compte-maréchal Patrice Mac Mahon (13 juin 1808‑13 octobre 1893) jusqu’au Maréchal Philippe Pétain (24 avril 1856‑23 juillet 1956). Après le mariage d’une prétendue princesse de sang royal, l’aspirant à la noblesse pour ses enfants s’est fait attribuer par le Conseil d’État républicaine la particule nobiliaire « d’Estaing ».

Son rejeton ainé Valérie Giscard d’Estaing, Ministre du général Charles de Gaule, a fomenté sous un pseudonyme le Putsch des généraux en Algérie, en 1961 encore français. Encore en haut membre de leur Organisation Armée Secrète, pour échapper des poursuites de la Haute Cour de Justice, sous la qualification pénale « complot contre la sûreté de l’État », ce noble âme a tout bonnement fait créer une juridiction d’exception constitutionnellement illégale, fait fusilier quelques-uns de ses fidèles officiers subalternes et sous-officiers pour tromper sur ses ignominies l’opinion public abruti des médias payés pour l’élire ensuite président de la République.

Le clan des financiers Giscard d’Estaing est lié à l’Opus Dei, d’une des plus dangereuses sectes aux actions secrètes avec le monde des affaires, de la haute finance et de la politique, faisant cause commune avec les Nazis contre l’intolérante sacrilège de la providence divine d’une république et d’une démocratie des serfs, pour rétablir dans le monde l’intégrisme catholique des « hommes-dieux » souverains de l’aristocratie allemande (Teuton) par des coups d’État, semblable à ceux qui ont si bien réussi aux généraux aux noms évocateurs : Francisco Franco en Espagne, Augusto Pinochet au Chili.

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À ce funeste effet, l’Opus Dei, avec des puissantes ressources financières secrètes, noyaute les anciens partisans nazis et les officiers de l’armée jusqu’à dans les états-majors, disposés à répéter les hautes trahisons de la république démocratique de la France depuis la Révolution de 1789. Ces sectaires illuminés contemporains se sont alliés avec les satanistes pour parvenir à leurs fins par le grand banditisme du crimes organisé, tels que jadis Jean d’Arc avec son sadique lieutenant pervers Giles de Rais dans la guerre fratricide privée de cent ans entre des cousins allemands de l’endogamie sur leur propriété privée sacrée : ‑ des terres et des gens crétinisés, diminués serves ‑.

La Gallo-Romanie a été ainsi réduite par l’Église en faisant appel aux hordes barbares allemandes d’outre Rhin, substituant aux Juif bibliques les allemands en nouvel peuple élu de Dieu, pour faire vaincre son hérésie débilitante sur les chrétiens primitifs par leur extermination. (*) En 481 la haute civilisation « préscientifique » Gallo-Romaine a été largement plus avancée que mille ans après la science du physicien italien Galileo Galilée (1564‑1642), échappé de justesse du bûcher par l’Inquisition. Le savant a eu l’audace de soutenir que la Terre est une planète ronde, comme les théoriciens atomistes Démocrite et Leucippe de la haute antiquité grecques ~355 ~288.

((*) Histoire des « surhommes » germaniques, est caricaturée en 1883 par un des plus remarquables philosophes du siècle,   ‑ ennemi juré du compositeur nazi Richard Wagner ‑, par Friedrich Nietzche dans son livre AINSI PARLAIT ZARATHOUSTRA. « ‘L’homme ne peut devenir meilleur et plus méchant’,   voilà ce que j’enseigne, moi. Au plus grand bien du surhomme le plus grand mal est nécessaire… […] Le criminel est le splendeur du genre humain». Par le travestissement des écrits de Nietzsche, en isolant et idéalisant de l’ensemble de son vaste œuvre quelques phrases cyniques à leur adresse, les Nazis en ont fabriqué leur doctrine et leur idéologie des exterminateurs de la purification raciale providentielle. Partout dans le monde, dans le passé et à présent, dans la totalité des procès sur leurs crimes contre l’humanité, sur les nostalgiques et apologues, cette doctrine idéologique est frauduleusement escamotée. C’est qu’elle établit sans équivoque des imprescriptibles responsabilités pénales et civiles des indemnisations des victimes au plus haute niveau du Vatican, des puissants financiers aux État Unis, de l’aristocratie en Angleterre, de leurs nobles cousins en France…, responsabilité pour avoir exploité en parfaite connaissance de cause des délires irresponsables, manipulé, financé et manœuvré des « paranoïaques hallucinés », mis en péril l’humanité en réorganisant le recommencement de la Troisième Guerre mondiale en exercices préparatoires au Proche Orient.)

Depuis ce date fatidique 481, la Gallo-Romanie s’est transformée en Empire franque, « Frankreich » comme les Allemands appellent toujours la France. Jeanne-d ’Arc vénérée à l’heure actuel par les médias en résistante française, c’est l’archétype de la collaboration avec les conquérants et oppresseurs allemands (Teutons) : « le feu et le glaive de l’Église ». Connue en telle, cette « paranoïaque hallucinée » est vénérée ce 13 mai 2018 devant son monument à Paris par le leader français, un fanatique de l’extrême droite, allié aux néonazis d’Allemagne vénérant le « paranoïaque halluciné » Adolf Hitler. De ce grand consommateur des drogues hallucinogènes, de ce Führer, histoire dissimule la qualité de Mage Noir de la secte satanique des occultistes nazis, de « l’Ordre de Thulé ». Jeanne d’Arc, l’idole de l’Opus-Dei, une malade mentale caractérisée, selon les doctes psychanalystes contemporains, a été une analphabète inculte, comme tout le monde à son époque, ne connaissait absolument rien des textes sacrés de la Bible. La lecture a été interdite sous peine de mort par l’Église hérétique. Sur le calendrier français, la journée du 13 mai lui est consacré en héroïne nationale.

Giles de Rais, en traitre, transfuge de son clan, parjure du serment de vassalité pour monter dans la hiérarchie, est devenu le compagnon et lieutenant de Jeanne d’Arc. Par l’histoire, les relations personnelles de la Sainte sont évidemment dissimulées avec ce prêtre satanique des messes noires, alchimistes et sorcier connaissant un rayon sur les drogues hallucinogènes tirées des champignons. Giles de Rais, en tueur de série « pédosatyre » (terminologie exacte), totalise dans son palmarès plus de 140 assassinats sadiques de jeunes garçons sodomisés aux cours des décapitations par ses adeptes.

L’histoire présente faussement Giles de Rais en « Maréchal de France » (1404 – 1440), d’une France inexistante à l’époque. En réalité, il a été un des maréchaux de la curie de rois Francs originaires d’Allemagne, conquérants et oppresseurs du peuple réduit en serfs abêtis « corvéable et taillable à merci ». Le portrait de Giles de Rais, de cette abjection de l’histoire de France, est toujours vénéré dans la « Gallérie des Maréchaux de France » au Château de Versailles, construit par le « Roi Soleil » Louis XIV.

Jusqu’à la création de la Première république française en 1791, l’abrogation constitutionnelle des privilèges aristocratiques, la décapitation par la guillotine du roi franque Louis XVI et de son intransigeante épouse autrichienne Marie-Antoinette sur l’hégémonie universelle de la noblesse germanique, ces maréchaux n’étaient que des nobles allemands (teutons), servant des souverains allemands colonisateurs pour maintenir leur empire franque dans l’ancien Gaulle, conquis et asservie par l’oppression matérielle et spirituelle du peuple à l’aide des continuelles massacres des mercenaires.

Et voici, à l’instar du général Napoléon Bonaparte, ce que cherchait à rétablir en Ordre Nouveau, l’Opus Dei avec son faux prince Valery Giscard d’Estaing, avec ses élections financées des escroqueries monumentaux de la Santa Mafia en relation avec la banque du Vatican. (Jésus Ynfante. UN CRIMES SOUS GISCARD). L’indulgence plénière a été assurée par l’assassinat judiciaire, fiscale et psychiatrique, avec l’aide de l’Académie française et de la Légion d’honneur, du savant adjudant Peter Dietrich, le seul contestataire avisé. En 2014, l’irréductible juriste ferrée sur la question est remis à flot « en commando d’actions spéciales » par la providentielle Fée salvatrice Elina Garanča, sublime étoile d’opéra auréolé du prestige international, accourue de la lointaine Lettonie pour lui rendre son allant.

Déjà avant la Deuxième Guerre mondiale, l’Action française des catholiques intégristes, endoctrinée par l’Académie française, cherchait par les « hordes barbares » du caporal Adolf Hitler de rétablir cette monarchie toujours considérée comme sacrée et inviolable. Voilà à quoi a abouti « la mise au pas des intellectuels revêtus d’uniformes » chamarrées de l’Académie royale, ‑ avec les universités ‑, chargé de la falsification systématique de l’histoire par le Cardinal Mazarin (~ 1636), premier ministre de roi franque Louis XIII ; par Napoléon I rétablie après la trahison de la Révolution en Académie française des laudateurs bienpensantes, comme Michel Droit ce tripoteur finissant par son trafic d’influence de faire tourner en 1987 en « Bouffons de la République » la magistrature des tripoteurs.

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Par l’escroquerie astronomique internationale sur la société espagnole Matesa, par cette conjuration secrète, a été financé l’élection à la présidence de la république de leur favorite idoine Valérie Giscard d’Estaing. L’affaire a n’a pu être étouffée que par l’assassinat du ministre, le prince Jean De Broglie, ami intime et confiant de Giscard, et de quelques grands banquiers initiés. En attendant le grand jour pour lui-même, Valérie Giscard d’Estaing a réussi par un coup d’état en 1976, faire sacrer et couronner empereur de la République centrafricaine le maréchal Jean Bédel Bokassa, son diamantaire et garde de chasse, cannibale et polygame bénéficiaire de l’indulgence plénière.

N’a été-t-il pas été de la pire espèce encore que Bokassa, cet idole vénéré de la secte Opus Dei, du catholicisme intégriste et des Nazis, ce roi d’une tribu barbare allemand Clovis I (Hlodovic), sacré couronné en 481 roi de la Gallo-Romanie à Reims par une secte hérétique aux pratiques sataniques avec « l’indulgence plénière » du christianisme « pour détruire par le courage et le sang allemand de tout ce qui a été de noble sur terre ». (Nietzsche). Par le sacré de l’allemand Clovis I, le plus important crime contre l’humanité dans l’histoire mondiale par la production d’une conflagration apocalyptique « que le soleil n’a jamais vu sur terre » (Nietzsche), et que ces dangereuses sectes et sociétés secrètes cherchent à reproduire avec un nouveau « paranoïaque halluciné » tel que Hitler, par des « surhommes nietzschéens », la Troisième Guerre mondiale, stade finale prophétisé de la purification de la Terre des races inférieures. C’est une prophétie datant déjà de l’avant la Premier Guerre mondiale, mise en musique suggestive par des opéras du compositeur nazi Richard Wagner qui s’était inspiré de ces « idées folles » (Nietzche). « Le sale rêve de l’Église », selon Nietzche, et comme, selon lui, le monde est la continuelle répétitions de l’histoire… [L’indulgence plénière du « sale rêve » est accordée aux génocidaires au Rwanda en 1994, de la Nuit de Saint Barthélemy à l’africaine avec l’intrigant ministre de Défense François Léotard d’un gouvernement français usurpateur.]

Si les services secrets de l’armée n’avaient pas détraqué cette funeste machinerie propre à l’histoire de la France par une sous-officier d’attaque, par un humble légionnaire d’origine suisse formé en commando académique de point, Valérie Giscard d’Estaing, ‑ ou un de ses émules ‑, auraient eu toutes les chances de se faire sacrer Roi de France à Reims. Lorsqu’en 1980, ces comploteurs contre la sûreté de l’État ont été menacés du renvoi groupé devant la Haute Cour de justice, et par là, compromise la réélection de Giscard, cet usurpateur de la présidence de la république, s’est immiscé dans la procédure judiciaire par l’intermédiaire de son ministre de la Justice Alain Peyrefitte, membre de l’Académie française. Entouré de tout son état-major, manigançant des crimes contre la sûreté de l’État, ce ministre s’est rendu personnellement au palais de Justice de Toulouse pour haranguer les magistrats devant la presse : «ne pas rater ce Dietrich » à son prochain coup d’éclat dans l’action justifiée par la légitime défense politique contre cette forme du grand banditisme des hommes du Pouvoir « en bande organisée », selon les termes du code pénal abrogé ensuite par eux pour renforcer leur impunité.

Valéry Giscard d’Estaing, les élections perdues, siège depuis 1981 au Conseil constitutionnel pour y couvrir avec ses conjurés les violations le plus grossières des droits fondamentaux garantis par la Constitution contre son adversaire le plus redouté : le juriste d’attaque Peter Dietrich connu pour être manœuvré par les services secrets de l’armée. Pour paralyser les actions de justice de ce juriste ferrée pour faire rétablir en France la situation légale, le contribuable versait jusqu’à ce jour à ce resquilleur Giscard d’Estaing 11 211 euros bruts, à savoir sept fois plus que ma pension de retrait, encore réduite à la proportion congrue par une extorsion fiscale la plus illégale de ses séides, tels que l’avocat des mafieux Nicolas Sarkozy, succédant en tête de plusieurs ministères. Pas un docte pontife des universités s’est interrogé dans quelle mesure un Conseil constitutionnel d’une telle formation viciée des resquilleurs délinquants et de leurs obligés est encore censée de rendre des décisions conforme aux droits fondamentaux de la France, de leur validité juridique.

Si, par une situation légale rétablie, Valéry et Charles Giscard d’Estaing, son frère déprédateur intercepté en audience publique dans le palais de justice de Lyon, seront tenu de m’indemniser des préjudices matériels à la hauteur incontesté de deux millions dollars/heure subis à partir de 1978, avec une activité de vingt-quatre heures sur vingt-quatre…

À cette facture salée s’ajoute depuis 2014, la réparation des préjudices matériels au même taux de mon secourable ange, la plus ravissante diva du bel canto, la lettonne Elina Garanča miraculée de l’assassinat en 2016 à l’Opéra nationale de Paris grâce à la prolongation de l’État d’Urgence du président de la République François Holland et de la vigilance de ses services secrètes.

C’est en secourant moralement ce commando d’action spéciale ferré en actions judiciaires contre les comploteurs, l’adjudant Peter Dietrich menacé du lavage de cerveau et la lobotomie, la captivante cantatrice lettonne Elina Garança, en risquant sa vie, a peut-être réussi mettre un terme à ces machinations fatales pour la démocratie, ou au moins, a réussi de les ralentir en empêchant d’arracher le Pouvoir par des émules des César et des Napoléon lors des élections présidentielles de 2016.

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L’opéra séria La Clémence de Titus, porteuses des éclairages historiques, a été une des dernières magnifiques ouvres créée par en 1791 par Mozart avant sa mort, sur commande de Prague pour honorer le sacré et le couronnement du roi de Bohème, l’empereur Léopold II de Bavière. C’est un ouvre écrit par l’ambition de la gloire auprès d’aristocratie jalouse de leur honneur et, du souci de gagner de l’argent. L’argent lui a été versé trop tard si bien que les dépouilles du plus grand compositeur de l’humanité ont été jettes sans cérémonie dans la fosse commune réservée aux clochards désargentés du cimetière de Wien.

Mozart avec les thèmes du livret du librettiste Metastasio cherchait avant tout de plaire à l’aristocratie et à l’Église, toutes puissantes à l’époque, en louangeur de leur moralité chevaleresque et vertus idéalisés dans cet opéra de la flatteuse laudadation. En franc-maçon cependant, Mozart l’imprégnait l’œuvre aussi de l’idéal maçonnique de la fraternité et la tolérance.

Mais dès que, dans le temps modernes, l’oppression de l’aristocratie teutonne et de l’Église s’est estompée, les scénarios des opéras tournaient vers l’extravagance. En 2003 en Autriche, au Salzburger Festspiele, le palais de l’Empereur est matérialisé par une sorte d’asyle psychiatrique. L’empereur Titus, en imbécile benoit chanté du ténor Michael Schade à la caressante voix de projection douce, la princesse Vitellia, une hystérique débraillée, chantée avec brio par la soprano du bel canto Dorothea Röschmann, se roulant au sol pour violer son lubrique amant toqué Sextus, chanté par la mezzo-soprano Vesselina Kasarova ; une Vitellia enragée de la réticence de Sesto de poignarder son ami, l’empereur Titus en tunique délavée d’un bonimenteur forain, hébété sur son trône matérialisé d’un lit de malade. L’entourage de sa cour : des touristes éberlués, constituant le chœur. L’ingénieuse adaptation musicale et vocale de l’orchestration de Mozart, le charme des moyens d’expression scéniques et lyriques des plus talentueux chanteurs et chanteuses, conféraient à la réalité de l’absurde hystérique et l’idiotique des intrigues d’alcôves des politiques tarés, ovationnés des crétins, un remarquable charme pour les auditeurs surpris des originalités scéniques.

Un plaisant scénario de l’opéra nationale de Paris, Palais Garnier en 2006 s’est inspiré évidemment des cocasses mœurs politiques de son pays, berceau des droits des hommes « plus égaux que les autres ». L’astucieuse mezzo-soprano Elina Garança, selon sa dangereuse manie à étudier les manières des hommes dans les cadres réels les plus surprenants, pour son rôle interprété avec virtuosité d’un Sextus débile, réduit par la désinvolture de la princesse Vitellia à un pitre toqué, a dû fait quelques semaines d’études à l’École Nationale d’Administration encore située à Paris. C’est là, à cette haute école des futurs grands commis d’État, est initiée la jeunesse dorée des petites aristocrates et notables à toutes les roueries de la corruption. Par des doucereux croquignolets, flagorneurs devant les grands et les puissants, sont formé ces réseaux de trafic d’influence qui me marchandaient bassement durant quarante contre des hautes distinctions de la Légion d’honneur. (Valéry Giscard d’Estaing a été un des plus remarquables entre eux). A été une des plus géniales, l’imitation corporelle et gestuelle par mon ange salvateur Elina Garanča, travestie par le port du pantalon en minaudier toqué Sextus.

Oh malheur ! mon libido a risqué lui faire des infidélités en faveur de Vitellia, sa ravissante tourmenteuse interprétée par la belle soprano brune Anna Caterina Antoniacci. Aussi en raison des deux chiffres magiques 12 et 13, opérant un changement de l’histoire, selon les délires de l’astrologie des sciences occultés des sectes et sociétés secrètes traficotant le pouvoir dans les coulisses, ma préférence ne pouvait se porter que sur le grandiose spectacle à l’Opéra métropolitaine de New York, conforme aux intentions de Mozart. Le somptueux décore scénique de l’antiquité romaine, les magnifiques costumes et la dignité de la mise en scène mimétique de tous les chanteurs et chanteuses s’est prêté merveilleusement bien à l’adoration de ma reine blanche sur « l’Échiquier du Diable », de mon captivant ange protecteur Elina Garança.

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La princesse Vitellia déchirée entre l’amour et la haine pour Titus dans l’opéra, est la fille de l’éphémère empereur Aulus Vitellius. Par son esprit de flatterie auprès des empereurs, tels que Caligula et Néron, Vitellius a obtenu un commandement militaire d’une armée en Germanie. Devenu populaire, ses soldats le proclamèrent empereur d’une partie de l’empire. A la défaite militaire de l’Othon (69), Vitellius s’empara de Rome, sans pouvoir imposer son autorité sur le reste de l’Empire.

De son côté, l’armée de l’Orient proclama empereur son chef Vespasien (69). Vitellius son malheureux adversaire, battu à Crémone (69), fut égorgé sur le Forum à Rome par la plèbe.

L’empereur Vespasien, (rentré dans l’histoire par la création des urinoirs publics payants), céda le commandement militaire de l’armée de l’Orient à son fils Titus. Il finit victorieusement la guerre de Judée en s’emparant de Jérusalem. Titus, violent et passionné, le débauché notoire s’est alors épris de la reine juive Bérénice, vingt ans de son ainée, l’amena à Rome. Cédant à l’hostilité du peuple romain, il l’a renvoie ensuite au mépris de leurs promesses et de leurs passions communes. (« Bérénice », tragédie de Jean Racine, et « Tite et Bérénice » de Pierre Corneille).

Devenu empereur par la succession à son père, Titus en souverain libéral, ne régnait qu’à peu près trois ans (79-81). Venu au pouvoir au temps des grandes catastrophes comme l’éruption du Vésuve, il ne voulait plus être que le bienfaiteur de l’empire et ne signa aucune condamnation de mort durant son règne.

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L’opéra en deux actes au Met de durée deux heures et 25 minutes, les vingt-six morceaux de la partition, dont onze des ravissants arias, sont de la musicalité la plus resplendissante dans un cadre somptueux où les metteurs en scènes, les éclairagistes et ingénieurs de la sonorisation produisent de la magie éblouissante en symbiose de la direction instrumentale et vocale poussés au plus haut niveau de l’art lyrique et dramatique.

« Chevalier servant » de ma douce reine blanche Elina Garanča sur « l’Échiquier du Diable », il ne m’est alloué dans cet infernal jeu épuisant que le temps à focaliser mes proses sur les magnificences dramatiques et lyriques de ma Fée salvatrice, mon ange protecteur, bien que j’admire aussi beaucoup l’art de tous les autres artistes lyriques de ces représentations sur les scènes d’opéras. Et le 18 mai 2018, avec le signalement de la menace de mort par le sournoise empoisonnement du ricine, je suis encore incité abroger instamment ma discrétion par mesure de précaution.

Dans le scénario de l’acte UN de l’opéra romanesque, Vitellia hait Titus parce qu’elle reproche à son père Vespasien avoir ravi le trône à son père Vitellus et ensuite, de l’avoir séduite pour l’offenser en jetant son dévolu sur la reine juive Bérénice ramenée de l’Orient.

Pour assouvir sa vengeance, Vitellia circonvient Sextus, son docile amoureux transi, subjugué de ses sensuels attraits. De sa passion aveugle, elle tire sans vergogne le profit pour fomenter avec l’agitateur Lentulus un complot, le pousse à prendre la tête de la conjuration contre son ami vénéré Titus.

‑  Ma ché ? sempere l’istesso… (Mais quoi viendras-tu toujours Sextus, me dire les mêmes choses…), le harcelle Vitellia pour l’inciter de faire mettre le feu au Capitol par son conjuré Lentulus et poignarder l’empereur Titus

Mais Sextus contrarié dans sa conscience est l’intime ami d’enfance et confident, chéri par l’empereur Titus, ‑ attachant bien plus d’importance à cette amitié qu’a ses amours féminins traités avec désinvolture. Sextus objecte à la haine de Vitellia les insignes vertus de Titus, comparaison faite aux abjections des monstres qui l’ont précédé à l’impérium de Rome, oppose aux revendications vengeresses de Vitellia les bienfaits réalisés par lui, de sa grande clémence dans la gouvernance.

Vaincu, subjugué, dans un ravisant duo, Sextus s’incline devant les chantages moraux de Vitellia de l’abandonner, exploitant sans vergogne l’exaspération de son langoureux amant, transi de sa sensuelle beauté.

‑ (Sesto) Comme ti piace imponi… (Impose ce qui te plait; commande mes actions…)

‑ (Vitellia) Prima che il sol tramonti… (Avant le coucher du soleil, je veux que l’indigne expire…)

Lorsque Vitellia apprend par la bouche de l’Annius du renvoi à l’Orient de Bérénice, elle reprend l’espoir d’être choisie pour épouse par Titus, ordonne à Sextus de suspendre l’attentat : ‑ Sesto, sospendi d’eseguire i miel cenni… (Sextus, sursois à l’exécution de mes ordres, l’entreprise n’est pas encore mûre…), termine le récitatif avec la ravissante aria de Vitellia.

Présenté à l’Opéra nationale de Paris, Palais Garnier en 2016, ce passage est scénarisé d’une façon tordante dans le cadre claire d’une grande pièce carrée, sans moindre ornement, pour mettre l’accent sur l’excellence de la virtuosité des chanteurs mises en scène dans des modernes costumes élégantes du chic recherché de la bonne société parisienne.

Après avoir humilié Elïna Garanča en son soupirant Sesto minaudier, la coquette mezzo-soprano brune Anna Caterina Antoniacci d’une beauté ravissante, allurée en majestueuse Vitellia moqueuse, a servie à l’auditoire ravie une rare représentation du charme d’un plaisant et élégant original. D’abord dans un brillant duo avec Sesto, se gaussant des scrupules puériles du languide amoureux toqué, la mezzo-soprano Anna Caterina Antoniacci confisque à la mezzo-soprano Elina Garanča en Sesto son couteau de cuisine pour s’en servir à mettre délicatement un morceau de melon dans la bouche, avant d’entonner la cocasse péroraison modulée et articulée avec virtuosité, subjuguant son pauvre Sextus en langoureux pantin au visage extasié devant les attraits de son sensuelle silhouette habillée avec élégance.

– Deh, se piacer mi vuoi… (Si tu veux donc me plaire, Laisse-là tes soupçons ; Ne m’importune pas avec tes doutes ingrates. ‑ Qui croit aveuglément, Engage à donner sa confiance ; Qui attend d’être trompé attire la tromperie).

La sublime mezzo-soprano Elina Garanča n’a pas pu résister à chanter elle-même cette très belle mélodie mozartienne dans ses merveilleux albums MOZART VIVALDI (Érato), et MOZART OPÉRAS & CONCERT ARIAS (Érato), pour me subjuguer à son tour par des mesures de son chant atteignant une beauté céleste, mais pour m’réactiver contre les langoureux pantins à la botte du Pouvoir…

Publius, capitaine de la garde prétorienne, informe Titus du complot qui se trame contre lui, lui présente la liste de noms des conjurés.

Annius, l’ami de Sextus est amoureux de sa ravissante sœur Servilia, le prie d’intercéder auprès de l’empereur Titus pour l’approbation de ce mariage. Mais Titus a jeté lui-même son dévolue sur Servilia pour honorer Sextus et pour renforcer leurs liens d’amitié. Annius est au désespoir, car ce choix de l’empereur, sous peine de mort, lui interdisait d’ores et déjà de rencontrer sa bien-aimée, lui-même susurrer à l’oreille des mots tendres.

Les vocalises les plus touchantes de l’opéra, réalisées par des douceurs affectives en duo vibrante d’harmonie du patricien Annius à voix nue vibrant du timbre mélancolique et le registre d’amour poignant de la voix de sa financée Servilia. Magnifiquement costumés de l’éclat princier dans le somptueux cadre de la grande salle du palais impérial est d’une plaisante ressemblance des splendeurs romaines de l’antiquité. Leurs gracieuses mimétiques en symbiose avec la gracieuse finesse de leurs voix aux pures sonorités juvéniles, douces et caressantes, évoquent merveilleusement la détresse candide des jeunes amoureux consternés des évènements insurmontables.

Joue à joue, tendrement enlacés, l’unisson des tonalités émouvantes des voix frémissants d’émotion de Kate Lindsey en Annius au désespoir, et de Lucy Crowe, en Servilia frappée d’étonnement de son choix en épouse par l’empereur, leur chant déborde des exhalaisons de tendresse. De l’Annius avec des inflexions mélodique de tristesse et des sanglots, Servilia après le choc de l’étonnement, se mue en caressante consolatrice. Le pathétique de leur polyphonie soulignée en sourdine des mouvements des cordes, l’épanchement de leurs phrases gracieuses des vibrantes mélodies à voix nue et en unisson dans le hautes tonalités de leur registre suscitent une vive compassion dans le public venu pour s’émouvoir de si belles voix.

(En Autriche, au Salzburger Festspiele 2002, dans un scénario bien moins chaste, teinté de l’érotisme contemporain, dans le décor d’une maison de fous, mais avec un brio dramatique et lyrique aussi admirable, Elina Garanča, un Annio en élégant costume cravate moderne, au ravisant coupe de cheveux courte de garçon; Barbara Bonney, une Servilia se démarquant de son prince en ordinaire tailleur de confection.)

En se prosternant, Servilia confie à Titus son amour pour Annius, le supplie de renoncer à ce mariage de raison. L’empereur renonce et se décide sans hésitation de renouer avec Vitellia.

Lorsque Vitellia apprend le choix de Titus pour son mariage d’une romaine, ignorant que c’était elle l’heureuse élue, elle reprend le harcèlement par des amères reproches à Sesto, son amoureux transi, pour venger son obsession d’une nouvelle offense. D’aplombe, elle lui reproche d’oser de réapparaître devant elle alors que le Capitole ne soit pas encore réduit en cendres. ‑ Non stancarmi più… (Je suis fatigué de t’entendre. Je m’aperçois, ingrat, que n’éprouves pas d’amour pour moi…)

Ainsi de Sesto en désarroi de conscience, Vitellia est enfin parvenue à vaincre les scrupules par des chantages et promesses des grandes félicités à venir. Vitellia ignorant le déroulement des événements en sa faveur, incite son amoureux transi Sesto à activer le complot par son homme de main Lentulus, mettre le feu au Capitol et de poignarder Titus. Perdant sous le sensuel charme envoûtant de Vitellia le sens de la morale, Sextus se résigne en chantante l’émouvante aria héroïque ‑  parto, parto, ma ben moi…  (Je pars, mais toi ma bien aimée. Fais la paix avec moi…).Elïna Garanča 9 Blanche

C’est la plus célèbre des arias, introduit au début sa carrière par Elina Garanča dans son répertoire dans les premières représentations donnée dans l’opéra de de Riga, de sa ville natale en Lettonie. Ensuite, en jeune cantatrice, chantant l’aria dans une église sinistrée à Dresde par la guerre, la douce Elïna a été absolument ravissant en se rognant les ongles et en sortant la langue, mettant les doigts dans bouche en scrutant la partition devant elle durant les intervalles des lignes de ses vocalises. C’est dur, dur de donner une intonation martiale au chant héroïque d’un assassin obsédé, alors on est naturellement dotée par la grâce de la Nature d’une des plus ravissantes voix d’angéliques de la douceur féminine.

En ce qui concerne la représentation dramatique, Elina Garanča a acquis la maturité22 Elīna Garanča Parto La Clémence de Titus
artistique d’une superstar à l’opéra Met, bottée et dans le cuirasse du noble guerrier romaine, brandissant sur la haute des marches avec une fière détermination sa dague dans le face à face avec hautaine Vitellia. Mais pour travestir la sublime sonorité féminie de sa divine voix, même le chef orchestre du chœur de la Légion étrangère ne viendra heureusement pas à bout. Dans sa bouche, ces mélodieuses lignes sonnent toujours à mes oreilles ravies comme les caresses féminines d’une tendre chanson d’amour.

L’aria est aussi enregistré dans son album THE BEST OF ELINA GARANČA (Deutsche Grammophon). C’est un vrai plaisir de l’écouter et voir chanter, avec ses sensuelles galbes féminines enrobées d’une belles tuniques de scènes dans des concerts dirigés par son époux comblé, le génial maestro Karel Mark Chichon.

C’est seulement après le départ de Sextus, Vitellia apprend par le capitaine de la garde prétorienne Publius que c’était elle la romaine désignée comme future impératrice par Titus. ‑ Tu qui, Vitellia ? Ah, corri… (Toi ici Vitellia ? Ah cours. Titus se dirige vers tes appartements…).

Dans l’état de panique, Vitellia appelle en vain Sextus. Lui a d’abord perdu le courage de réaliser les vœux de Vitellia de poignarder Titus. ‑ Morrei prima del colpo. (Je perrirais devant lui avant de porter le coup).

Déconcerté par la fumée d’incendie du Capitol, Sextus poignarde dans l’obscurité un individu portant les vêtements de Titus.

Tandis que le capitaine de la garde prétorienne Publius s’interroge sur les auteurs de la conjuration qui se trame à Rome, devant Annius et Servilia, Vitellia terrifiée les interroge où peut être Sextus. Apparaît alors Sextus devant eux en se posant la question où il pourrait se cacher. ‑ Ouvre-toi, ô terre, engloutis moi… Devant ses lamentation, Vitellia épouvantée prend à part ce revenant: ‑ Tais-toi forcené, ne me trahis pas !

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L’acte DEUX de l’opéra débute par le récitatif d’Annius, apprenant à son ami Sextus son erreur. Titus a échappé à l’attentat, car au milieu de la confusion et du tumulte, il a poignardé son complice Lentulus, vêtu des parures de l’empereur. Dans cet émouvant récitatif suivi de l’aria la plus tendre d’Annius, cherchant à réconforter son ami abattu, l’encourage : – Tourna di Tito a latto… (Retourne aux côtés de Titus : Retourne, et rachète ton erreur passée. Par des preuves renouvelées, de ta fidélité…)

Sextus ne savait pas quel conseil suivre. Vitellia réussît à le convaincre à prendre la fuite en preuve de l’amour pour elle. Mais Publius, le capitaine de la garde prétorienne, met fin à son embarras. Il l’arrête, le fait passer devant ses juges du Senat. N’ayant pas succombé au coup de poignard, Lentulus vivant est déjà passé aux aveux complets devant le Senat pour le charger.

Publius, le capitaine de la garde prétorienne, présente à l’empereur Titus la sentence à mort de Sextus : sentence constatant l’aveux de son cher ami Sextus. Publius le presse de signer le décret pour livrer les traitres à la réjouissance publique dans aréné, les faire dévorer par les fauves.

Pour apaiser la colère de Titus de la vile trahison de son ami, Annius s’interpose en avocat devant Publius dans une poignante aria. ‑ Tu fosti traditio : Ei degno è di morte,… (Tu as trahi : Il mérite de mourir. Mais le cœur de Titus laisse aussi d’espérer…).

Sextus condamné à mort par le Senat, l’empereur Titus, bien que décidé de faire exécuter les comploteurs, n’est pas encore convaincu de la bassesse de son ami. Avant de signer la sentence, il exige d’être confronté en aparté à Sextus pour découvrir la motivation intime de l’acte insensé.

De la confrontation, ce passage d’un pathétique déchirant s’est produit le célèbre rondo, ­les strophes répétées, de Sextus enchaîné, vêtu en froque de bagnard, se tortillant peiné devant l’empereur Tito :

‑ Deh per questo instante solo, Ti ricorda il primo amour… (Ah durant un instant seulement, rappelle-toi de l’affectation d’autrefois. Ton indifférence et ta rigueur me font mourir de douleur. Je suis indigne de toute pitié, il est vrai. Et je ne dois inspirer qu’horreur. Poudrant tu serais moins sévère si tu voyais mon cœur. – Désespéré, je m’apprête à mourir. Mais la mort ne m’épouvante pas. Seul me tourmente la pensée que je fus traitre envers toi…)

Dans le panorama somptueux du palais impérial, devant l’empereur muet à l’écoute, Elina Garanča en Sexto sous les phares des projecteurs, scénarise avec un suprême brio de l’art dramatique et avec un lyrisme de très haute tension émotionnelle, tous les stades des tenaillements psychiques du repentir de ses forfaits. Éclairée des projecteurs, mise en relief en avant d’un fond sombre, devant son pathétique apparition du suppliante, l’ami d’enfance dégradé en prisonnier scélérat, l’empereur tourne le dos pour lui dissimuler ses larmes.21 Elīna Garanča La Clémence de Titus

Elina Garanča en Sesto se dirige vers lui lentement aux pas mesuré aux lentes et longues tenues vocales implorantes, son regard tragique à la tristesse désespérée. Devant l’empereur s’efforçant de garder la digne contenance du mépris à l’égard du vil traitre se tortillant devant lui, Sesto s’effondre à genou, ses faciès, ses gestes expressifs d’imploration et du regret, en parfaite symbiose avec les lentes mouvements vibrantes de la mélodie expressive entrecoupée des silences évocatrices. Toutes les stades de l’émotion et des passions sont attendues à travers des vibrations de cet merveilleuse virtuosité du prodigieux lyrisme d’Elina Garanča.

Sous la magique énergie communicative de la mélodie, du jaillissent comme des cris de l’âme de superbes envolées lyriques venant du fond de la tessiture vers les aigus, l’empereur s’écarte, laisse lire à son prisonnier remis en position debout, la sentence à mort par la Senat, n’attendant plus sa signature.

Dominant ses émotions en face de la magie incantatoire de la fabuleuse voix enveloppante d’une grâce captivante, appuyée sur des accords répétés des cordes, l’empereur fait par la garde ramener le traitre pour lui faire subir le châtiment.

Cette saisissante aria est une des plus précieuses dans le répertoire d’Elina Garanča, enregistrée dans son magnifique album ARIE FAVORITE (Ondine).

Titus, après avoir fait sortir Sextus par les gardes et signe dans un coup de colère le décret. Dans ses troubles de conscience, plus tard, il revient sur sa décision, déchire la sentence de condamnation à mort.

Du plus poignant récitatif du désespoir, suivi du rondo, Vitellia dans ses états d’âme, examine sa situation galvaudée par son indomptable soif du pouvoir, s’interroge sur la conduite à adopter envers Sextus, son languide amoureux fourvoyée qui par la faute de sa séduction est devenu coupable de la plus vile trahison. Conscient de sa perte si son crime sera dénoncé, elle se resigne à sa déchéance : « Espoir d’empire et d’hymens, adieu suivi du rondo d’abandon de Vitellia. (Hyménée : divinité qui préside aux mariages).

‑ Non più di fiori catene… (Hymne ne descendra plus tresser des belles couronnes de fleurs. Enserrée dans les barbares et âpres chaînes, je voie la mort avancer vers moi. – Malheureuse ! Quel horreur ! Ah, que dira-t-on de moi ? Qui verra ma douleur, aura pitié de moi.

Dans sa splendide robe blanche de mariée, rampant consternée sur l’escalier de la fosse de l’orchestre sur la rampe, Anna Caterina Antoniacci, en 2006 à l’Opéra Nationale de Paris, Palais Garnier, vocalise la poignante lamentation du malheur de Vitellia sur toute l’étendue de son poignant registre de l’inquiétude pour son amant perdu et qui le fera perdre. Après son récitatif, la tragédie préludée par les cordes, l’aria de de Vitellia apeurée, de la sublime tessiture aux tonalités assombries du deuil de voix de la belle Anna Caterina Antoniacci produite une saisissante projection des poignantes effluves lyriques de sa douleur lancinante.

Se croyant perdu, sa mimétique corporelle extériorise la profonde affliction, couronnée dans sa splendide robe de mariée de l’impératrice vouée à la déchéance. Elle déambule dans la pièce claire dans une scène d’un dramatisme lyrique et mimétique de la plus haute intensité, son expressive vocalisation amplifiée de l’accompagnement des sonorités lentes des clarinettes et les accords rythmés des cordes.

Par son lente dépouillement aux larges gestes pathétiques de ses marques de l’épouse impériale, assises au milieu de la pièce carré claire sans aucun ornement, son chant d’une intensité tragique déchirante des fluides ondulations déclamatoires ou au rythme une scansion énergique de toutes les figures de sa magnifique vocalisation, confèrent à cette brillante scénarisation un formidable panorama des subtilités de l’art dramatique et lyrique.

Jetant sa couronne et ses lourdes bracelets en métal précieux, Vitellia se décoiffe par des gestes gracieuses de l’abandon, laisse flotter sur les épaules ses belles cheveux noires, une tragique accentuée d’une mimétique en symbiose d’une virtuose vocalisation suggérant toutes les nuances de la détresse morale. De la mélodie qui réfléchit cette situation désespérée, de la variétés des courbes et inflexions mélodiques de ses expressions de l’horreur de la sournoiserie de ses manigances, se dégage un puissante tension dramatique du tragique.

Anna Caterina Antoniacci en Vitellia fait vibrer ses lignes mélodiques des subtiles variations, du médiane avec des brèves descentes dans l’extrême gave de sa voix de poitrine poussée jusqu’aux aux mélodieuses intonations caverneuses de l’abandon, finissant son impressionnante lamentation déclamatoire dans une explosion lyrique par des modulations souples de sa tessiture assombrie de la désolation, quitte muette la scène en descendant l’escalier dans fosse de l’orchestre.

« Il n’y a plus d’espoir ». Titus s’est décidé de faire exécuter les sentences à mort lors des spectacles de réjouissances pour le peuple en fête. Conscient de sa faute livrant aux bêtes féroces dans l’arène les coupables du complot, Vitellia écrasée par le poids de sa faute, se prosterne, confesse à l’empereur Titus la fomentation du complot par elle.

Sidéré devant tant des amis qui l’ont trahi, il ordonne qu’on relâche tous pour qu’il retrouve devant l’histoire sa réputation de l’empereur clément. Et comme tous les autres, elle bénéficie de la clémence de l’empereur.

Pour la sauvetage infiniment reconnaissant à sa Reine adorée sur « l’Échiquier du Diable », Peter Dietrich, son « Cavalier de Prose » enchanté.

EElīna Garanča Avec couteaux B

 

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